Le malware en 2005 – Unix, Linux et autres plateformes
Par sergey, dimanche 23 avril 2006 à 12:43 :: Analyses :: #68 :: rss :: PDF
Si le premier virus pour ordinateur est apparu en 1988 sur la plate-forme Unix, les codes malicieux ont commencé à se propager quand des millions de particuliers se sont équipés en micro-ordinateurs fonctionnant sous DOS puis sous Microsoft Windows.
En effet, les virus se développent et se renouvellent sur le même rythme que l’informatique en général. La popularité d’une plate-forme s’évalue ainsi au nombre de virus créés pour l’attaquer.
La plate-forme de prédilection des hackers est incontestablement Intel + Win 32. La plate-forme Intel 32 bits est la plus répandue actuellement. Toutefois, d’ici peu, c’est la plate-forme 64 bits qui devrait prendre la première place. Plusieurs programmes malicieux conceptuels (POC) pour Win 64 ont d’ores et déjà été identifiés.
Après OS/2, il s’agit plutôt aujourd’hui de Linux, FreeBSD ou autres Unix.
Linux gagne incontestablement des parts de marché sur Microsoft Windows, non seulement sur les serveurs mais aussi sur les PCs. Avec l’adoption par Apple des processeurs Intel, il est fort probable que Mac OS X devienne une plate-forme plébiscitée par les utilisateurs.
Les PCs des internautes représentent aujourd’hui la cible favorite des cyber-criminels. Le flux principal de programmes malicieux pour Win 32 se compose de différents Trojans : Trojan-Spy, Trojan-Downloader ou Trojan-Dropper. Linux doit faire face aux portes dérobées (backdoors) qui donnent un accès distant à une machine compromise qui sera ensuite utilisée comme plate-forme d’attaques.
Dès que le taux de pénétration d’une plate-forme croît, le nombre de virus et de programmes malveillants augmente. Les malwares sont conceptuels (PoC - Proof of Concept) : ils ne sont pas porteurs d’un code aux fonctions destructrices. Ils démontrent simplement l’existence de vulnérabilités. Puis, ils s’activent via la création d’un exploit ou d’une porte dérobée qui utilise les vulnérabilités identifiées sur la machine. Les éditeurs mettent à la disposition des utilisateurs des solutions antivirales et obligent les cyber-criminels à imaginer de nouvelles méthodes d’attaques. La création de malwares fait très souvent effet « boule de neige ». C’est précisément le cas actuellement sur Win 32. Les autres plates-formes ne souffrent pas encore de ce type de phénomène.
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