samedi 30 septembre 2006
Les virus mobiles passés au crible - Première Partie
Par sergey, samedi 30 septembre 2006 à 09:07 :: Analyses
En juin 2004, Kaspersky Lab recevait le premier exemple de virus pour téléphone mobile. Nous savons maintenant qu’il s’agissait du fruit du travail du célèbre groupe international d’auteurs de virus 29A et plus particulièrement, d’un de ces membres connu sous le pseudonyme de Vallez.
La boîte de Pandore avait été ouverte et à l’heure actuelle, les collections de virus des éditeurs de logiciels antivirus comptent des centaines de chevaux de Troie et de vers qui prennent les téléphones mobiles pour cible. Les programmes malveillants pour Symbian qui apparaissaient au compte-goutte en 2004 se manifestent maintenant dans un flux plus marqué qui ne va que se renforcer dans un avenir proche. Nous ajoutons chaque semaine à notre base antivirale environ dix chevaux de Troie dont le nom commence par le préfixe « SymbOS ».
Le plus désolant est que ce processus s’accompagne d’une épidémie réelle et grandissante de vers pour téléphones mobiles dont l’ampleur n’a pas encore pu être définie. Il y a un an seulement, nous apprenions que Cabir était découvert dans un pays ou une ville. Ensuite, les personnes dont le téléphone avait été infecté nous appelaient directement et nous devenions ainsi témoins de cas réel d’infection. Maintenant, de nombreux employés de Kaspersky Lab à Moscou ont été les victimes directes de tels vers.
L’ampleur de la diffusion des vers pour téléphones mobiles s’explique peut-être par des connaissances informatiques moins développées chez les utilisateurs de téléphones mobiles par comparaison aux utilisateurs d’Internet. D’un autre côté, même les utilisateurs expérimentés considèrent les virus pour appareils mobiles comme une menace lointaine.
Mais le fait est que les virus pour appareils mobiles ne vivent pas dans un univers parallèle. Ils sont déjà parmi nous et chaque fois que vous utilisez le métro, que vous allez au cinéma ou que vous vous rendez dans un aéroport international, votre téléphone est menacé.
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en matière d’éducation des utilisateurs pour parvenir à un niveau de sensibilisation identique à celui applicable aux virus pour ordinateurs classiques.
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