Dans le monde informatique actuel, la multitude des systèmes d'exploitation existants peut être regroupée en deux catégories principales en dépit de leurs diversités : le système d'exploitation de Microsoft et les systèmes d'exploitation apparentés à Unix. Ce document est un panorama des virus et autres codes malicieux créés pour les systèmes d'exploitation Unix et apparentés.

Le système d'exploitation le plus populaire dans cette famille est sans conteste Linux. Linux demeure la principale alternative à Windows mais il est surtout utilisé sur des serveurs. S'agissant des postes de travail, Linux (et le reste des systèmes d'exploitation apparentés à Unix) ne connaît les faveurs que des passionnés et des professionnels. Les auteurs de virus et les cyber-criminels ne portent que peu d'intérêt à Linux car ce système d'exploitation, d'une part, n'est pas très répandu et d'autre part, il n'est pas « rentable » de développer une activité criminelle dans ces conditions. C'est la raison pour laquelle la majeure partie des programmes malveillants en 2006 était soit des développements conceptuels et des codes d'exploitation mettant en évidence de nouvelles vulnérabilités, soit des versions recompilées de programmes connus.

L'apparition de nouveaux programmes malveillants est un phénomène rare. Parallèlement à cela, il faut savoir que le nombre de vulnérabilités identifiées dans les programmes tournant sous Unix et Linux, de même que dans le cœur du système d'exploitation en lui-même, n'est pas inférieur à celui des failles mises à jour dans les programmes tournant sous Windows. Autrement dit, les utilisateurs d'UNIX seront relativement à l'abri tant que la popularité du système d'exploitation restera trop modeste pour susciter l'intérêt des individus mal intentionnés. Bien évidemment, les éditeurs de logiciel déploient tous les efforts nécessaires pour éliminer ces vulnérabilités le plus vite possible. D’autres diffusent des mises à jour mais celles-ci doivent être installées, tâche qui incombe aux utilisateurs qui sont loin de toujours prendre les mesures requises.

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