Explication: le 'hacking' criminel rapporterait 10 à 15 fois plus que le " business" de la drogue

Marc Blanchard, responsable des recherches scientifiques antivirus de Kaspersky Lab, qui, accessoirement, est devenu quasi-épidémiologiste, revient sur un chiffre lancé en juin 2007 par le FBI. Selon le célèbre "bureau fédéral des investigations", il y avait à cette période près d'1 million de botnets en activité (serveurs de réseau robots). "Aujourd'hui on en compte près de 30 millions" affirme Marc Blanchard qui s'inquiète "de cette évolution rapide, et du désordre numérique actuel, des spams, des faux serveurs web, blogs et mails qui se multiplient."

D'après ce responsable, un des signes forts de cette tendance, est le temps d'exploitation des vulnérabilités 'Zero day'.

Des tests en laboratoires lui ont fait découvrir qu'aujourd’hui, il fallait compter seulement quatre minutes pour exploiter une faille. À titre d'exemple, en 2003, les 'hackers' devaient compter entre 15 et 20 minutes, contre plusieurs jours en 1997.

Un autre constat inquiète Marc Blanchard: auparavant l'unité centrale (CPU) des machines zombies flirtait avec les 100% d'utilisation, notamment parce que le code malveillant utilisé effectuait des opérations à virgule flottante. À l’heure actuelle, les 'stormworms' (vers en tempête) sont des codes qui analysent l'utilisation du CPU.

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